26/05/2017

Le français, arme idéologique de la France (jacobine), in: LS, s.d.

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Le français, langue de destruction de l'humanité

Linguistique et colonialisme

Petit traité de glottophagie

 

 Louis-Jean Calvet *

 

(p.40) Le terme Dialecte semble apparaître pour la première fois dans la littérature française en 1565, sous la plume de Ronsard qui, dans son Abrégé de l'art poétique, conseille ainsi les poètes :

« Tu sauras dextrement choisir et approprier à ton œuvre les mots les plus significatifs des dialectes de notre France, quand mèmement (l) tu n'en auras point de si bons ni de si propre en ta nation ; et ne te faut soucier si les vocables sont Gascons, Poitevins, Normands, Manceaux, Lyonnais ou d'autres pays, pourvu qu'ils soient bons et que proprement ils signifient ce que tu veux dire. •

Quel est ici le sens du terme? Remarquons tout d'abord qu'il est associé à pays (c'est-à-dire région, province) et à nation (c'est-à-dire à peu près la même chose : l'ancienne uni­versité de Paris était composée de quatre nations : France, Picardie, Normandie et Germanie) : le dialecte est donc le parler d'une région, le « langage usité » de Rabelais (2), il connote la province, les marches du royaume.

  

(') Mèmement = surtout.

(2) Pantagruel, livre VI, à propos de « l'escholier limosin ».

   

Il est en outre important de souligner que le francien n'ap­paraît pas dans l'énumération de Ronsard, ce qui ne doit d'ailleurs pas nous surprendre : le francien est déjà « devenu » le français, la langue de la France, qu'il convient pour les poètes de la pléiade de substituer aux langues latines ou grecques. S'opposant à la langue du royaume centralisé, les dialectes sont donc d'abord définis par leur caractéristique provinciale (trait évident dans le texte cité). Mais ils ont aussi une caractéristique (p.41) d'ancienneté : ce sont des restes, des traces, des rides auquelles s'attachent la noblesse due à l'âge, bref des « parlers » dont les vieux mots garantissent à la langue française ses racines propres. Du Bellay parle même à ce propos de reliques :

« Ne doute pas que le modéré usage de tels vocables ne donne grande majesté tant aux vers comme à la prose : ainsi que font les reliques des saints aux croix, et autres joyaux dédiés aux temples ('). »

Dans les deux cas la langue (française) se trouve en position privilégiée : géographiquement et politiquement, d'abord, étant face aux dialectes régionaux la langue de la France ; historiquement ensuite puisqu'elle est, face à ces dialectes reliques historiques, la langue moderne.

On trouve donc dès l'origine, dans cet usage non scientifique du terme, une trace de glottophagie : les dialectes confor­tent la langue, lui donnent ses lettres de noblesse et d'ancien­neté. Molière, au siècle suivant, va largement utiliser la diffé­rence linguistique comme élément comique. Ses personnages parlent naturellement français (naturellement est ici à prendre par opposition à culturellement) mais, parfois, d'autres idiomes apparaissent sous ce glacis. Dans Don Juan (2), Charlotte, Mathurine et Pierrot parlent une langue (en fait, dans la terminologie de l'époque, un jargon) qui est à la fois connota­tion de lieu (emportés par le courant, Don Juan et Sganarelle sont loin de Paris) et de classe (les paysans). Et, dans le Bourgeois gentilhomme ('), l'auteur utilise à des fins comiques un turc de fantaisie, mi-inventé et mi-romanisé. Dans les deux cas c'est la différence sociale et/ou géographique impli­quée par ces différences linguistiques qui est en jeu. Le « turc » n'est pas mieux loti que le « dialecte » du territoire français puisque, lorsque monsieur Jourdain récemment fait grand mamamouchi imite ce langage, sa femme s'exclame : « Qu'est-ce donc que ce jargon-là? » Encore une fois la différence est convertie en comique et en infériorité de l'autre : on rit de ce que l'on n'est pas (ou encore, ce qui revient au même, de ce que l'autre n'est pas comme nous).

Cette ambiguïté sémantique ne quittera jamais le terme.

 

 (1) Défense et illustration de la langue française, II, 6.

(2) Don Juan, II, 1, 2, 3, et 4.

(3) Le bourgeois gentilhomme, IV, 4 et 5, V, 1.

 

(p.164) Le français s'est toujours manifesté comme une langue exclusive de toutes les autres, alors que le russe admettrait certains rapports de voisinages, comme l'anglais dans les colonies de la couronne.

 

(p.174) /La politique scolaire de Jules Ferry /

Vue d'Occitanie ou de Bretagne, elle condamne à mort les langues locales, dont personne d'ailleurs ne se soucie vrai­ment. Certes, lorsque Hersart de la Villemarqué a publié son BarzazBreiz, recueil de chansons populaires bretonnes accom­pagnées de leur traduction en français et dont l'authenticité a d'ailleurs été fortement contestée, George Sand a applaudi à ces trésors de poésie populaire, mais il s'agissait pour elle de folklore. Et Balzac, dans ses Chouans, était plein de mépris pour le grossier idiome des bas-bretons (deux citations parmi d'autres : « le patois de ce pays », « les sons rauques d'une voix bretonne »...). On vit toujours sur cette idée de la supériorité du français (les autres langues de l'hexagone peuvent produire de la poésie populaire, le français, lui, produit de la littérature : la nuance est importante et caractéristique du siècle) et surtout sur le principe inculqué par la révolution de 89 qu'il est la langue de la nation, sans se demander d'ailleurs s'il y a vraiment une nation.

A ce propos, il ne faut pas oublier, pour relativiser le per­sonnage de Jules Ferry que les manuels scolaires nous pré­sentent comme homme de progrès, qu'il fut l'homme de la colonisation en Tunisie et en Indochine, colonisation qu'il théorisa dans ses discours à l'assemblée nationale : les peuples civilisés ont un devoir, celui d'apporter un peu de civilisation aux peuples sauvages. Dans cette division manichéiste, Arabes, Basques, Bretons, Africains, Occitans sont du même côté de la barrière, du côté des sauvages. Il suffit pour s'en convaincre de lire les circulaires des inspecteurs de l'enseignement primaire relatives à l'enseignement du français aux petits Bretons, aux petits Basques, aux petits Wolofs... L'inspecteur Carré, grand pourfendeur de langues locales et dont la Méthode pratique de langage el de lecture sera le fer de lance de la glottophagic scolaire, cite un dénommé Poitrineau, inspecteur d'Académie à Vannes :

« Le petit Breton esl abandonné à lui-même dès qu'il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l'écart un morceau de pain noir, joue peu et ne parle pas... S'il a huit ans d'âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel. Y a-t-il lieu, dans ces conditions, de tenir compte des quelques mots bretons qui lui ont suffi pour traîner jusque-là une vie aussi rudimentaire? Je ne le crois pas. Mieux vaut (p.175) admettre qu'il ne sait rien et commencer avec lui par le commence­ment, comme on fait à l'école maternelle ('). »

Il va sans dire que l'inspecteur Carré prend totalement à son compte ce tissu de perles. Le devoir de civilisation prôné par Jules Ferry (civilisation : un bel euphémisme pour colonisation) débouchant, dans l'apparat idéologique dominant, sur la nécessité de se débarrasser des langues locales, l'école républicaine va devenir un rouleau compresseur dont on ne dira jamais assez les méfaits. Le mépris pour la langue maternelle des élèves se manifestait dans les punitions infligées à ceux qui étaient surpris à parler le patois, au symbole, objet infamant dont on imposait le port au fauteur linguistique, charge à lui de s'en débarrasser en trouvant à son tour un autre fauteur (ce qui était en même temps une excellente initiation à la délation) :

« Le matin, en entrant en classe, le maître remet au premier élève de la division supérieure un sou marqué d'une croix faite au couteau, ou tout autre signe permettant de le reconnaître. Ce sou s'appelle le Signe. Il s'agit pour le possesseur, pour le signeur comme disent les élèves, de se débarrasser du sou en le donnant à un autre élève, qu'il aura surpris prononçant seulement un mot de patois (1). »

« Il nous était présenté, ce symbole, sous les espèces et apparences d'une rondelle de fer blanc, percée en son milieu d'un trou que tra­versait une ficelle. Au premier terme suspect que vous laissiez échap­per, le surveillant vous glissait dans la main ce signe d'infamie. A vous maintenant de vous en défaire, en le passant à un condisciple, astucieusement pris par vous en faute... Le dernier détenteur du symbole, à la fin de la journée, restait une heure après les autres à arroser, balayer la classe (2). »

Le système du « symbole » et la répression qui le sous-tendait opéraient en même temps une coupure dans le milieu familial : l'enfant, soumis à la propagande scolaire, en arrivait à avoir honte de parler la langue de ses parents. Bilingue dans (p.176) un milieu social généralement unilingue, il était exclu, à part, marginal.

 

(1) I. carré, Revue pédagogique, 15 mars 1888, cité par at Faix, n« 1, janvier-février 1959.

(2) B. boitiat, Correspondance générale de l'instruction publique primaire, 15 octobre 1893.

(3) A. le braz, Bulletin pédagogique îles instituteurs et institutrices du Finistère, n° 1,1806.

 

(p.177-178) (…) la colonisation linguistique, à la traîne de la colonisation tout court, en est cependant à la fois en amont et en aval. En amont car la vision idéologique fondant la supériorité d'une langue (c'est-à-dire d'un peuple, d'une civilisation) est nécessaire à la justification de la colo­nisation. En aval car la consolidation de cette colonisation implique l'impérialisme linguistique, qu'il soit généralisé à toutes les couches sociales, comme dans l'hexagone, ou sélectif, réservé aux couches collaboratrices, comme outre-mer. C'est .. pourquoi l'on peut dire que la France a fait ses premières armes de puissance impérialiste sur son propre territoire. Une fois encore, ce n'est pas un hasard si la IIIe République est à la fois, et avec la même bonne conscience, la période de la dictature de la langue française dans l'hexagone et celle de la colonisation outre-mer et de la glottophagie qui s'en­suivit.

(p.184) La loi Deixonne représente cependant un tournant, un changement qualitatif des revendications. Dernier sursaut législatif de l'impérialisme linguistique en France, elle a montré que le réformisme était ici comme ailleurs irréaliste, voué à la récupération. Les arguments avancés jusque-là étaient en effet directement influencés par l'idéologie dominante: sauvons des langues menacées de mort, des langues héritières d'une culture populaire, etc. Il s'agissait de se battre sur le terrain même de l'adversaire, sans mettre en question le centralisme linguistique, mise en question qui n'aurait d'ail­leurs pas été recevante à l'assemblée. On utilise la même lan­gue, au sens propre tout d'abord, puisqu'on protestait contre l'emprise de la langue exclusive dans cette langue exclusive, et, plus gravement peut-être, au sens figuré : arguments faits pour être immédiatement compris et acceptés, choix du moyen le plus commun (l'assemblée), bref, utilisation des structures politiques de l'État qui a justement opprimé les langues locales de l'hexagone. Les mouvements nationalitaires vont . par la suite poser le problème différemment. Qu'il s'agisse du F. L. B., de l'U. D. B. ou du P. C. B., de lutte occitane ou de l'E. T. A., du P. N. 0. même, le fait linguistique passe finalement au second plan, derrière le problème politique (l). On avait jusqu'ici considéré le colonialisme linguistique comme l'ennemi, on le considère dorénavant comme le signe du colonialisme tout court. La glottophagie n'est pas en effet un phénomène isolé, c'est l'une des faces de l'ethnocide, de l'oppression d'un peuple par un autre peuple, qui se termine parfois par la disparition de celui-là sous le triomphe de celui-ci. Et commence alors une autre histoire, celle des luttes politiques contemporaines, dans lesquelles la langue jouera d'ailleurs son rôle, par le biais de la chanson par exemple : Marti ou Patrie pour l'Occitanie, Glenmor ou Gweltaz pour la Bretagne, Raimon pour la Catalogne, sont ainsi le fer de lance d'un combat politique. Mais autant par ce qu'ils disent que par la langue dans laquelle ils le disent.

  (1) F. L. B. - front de libération de la Bretagne, U. D. B. - union démocratique bretonne, P. C. B. - parti communiste breton, E. T. A. - euzkadi ta askatasuna (pays basque et liberté).  (p.221)  (…) cette conversion d'une oppression entretenue à l'aide de gouvernements locaux à la solde du néo-colonialisme en désir unanime des populations africaines constitue très précisément la clef de voûte de l'idéologie de la francophonie aujourd'hui. 

 

CALIBAN OU LE CAPITAL

 

En fait, cette acceptation du néo-colonialisme culturel d'abord, puis plus généralement politique et économique, par une partie des « élites » africaines, représente le fait le plus significatif de la situation actuelle. Car s'il est bien entendu risible d'affirmer que « 40 millions d'hommes demandent, de leur plein gré, à partager notre patrimoine linguistique et cul­turel », il n'en demeure pas moins qu'il y a quelques respon­sables politiques africains pour formuler, un des termes légè­rement différents il est vrai, cette demande.

A l'origine, sans doute, le concept de négritude. L'idée s'en fait jour à la fin des années 30, lorsque des étudiants africains regroupés à Paris autour d'une revue, L'étudiant noir, tentent de cerner ce qui constitue la « culture nègre », revendiquant au fond, face à leur propre négation à eux présentée par le colonialisme (p.222), le droit à l'existence. Parmi eux, Léopold Senghor qui va aller beaucoup plus loin, posant dès 1939 par le biais de la réflexion culturelle les bases de ce qui sera plus tard sa politique d'homme d'État sénégalais (1). Son idée est toute simple : les peuples d'Afrique ont une organisation commu­nautaire, collectiviste, qui leur est spécifique (l'auteur fait bien entendu référence à une certaine organisation de la pro­duction agricole qui caractérise un stade dans l'évolution économique, un certain mode de production). Et cette orga­nisation préfigure une société africaine moderne, offre le modèle d'une troisième voie, ni capitalisme ni communisme, cette troisième voie qui est aujourd'hui un thème commun, du Mussolini de « l'État total » au de Gaulle de la « participa­tion », de la Grèce des colonels au Chili des généraux. Nulle révolution à faire en Afrique, pense Senghor, car nous avons déjà notre socialisme spécifique :

 

(1) Marc blancpain, Lumières de la France, Paris, 1967, cité par A. Viatte.

 

 « C'est un fait, la démocratie parlementaire a existé et fonctionné en Afrique noire, sous une forme originale, pendant des millénaires ; c'est un fait, un collectivisme communautaire — ce qui est la vraie forme du socialisme — y a animé la société et ses groupes (').

Le versant politique de la négritude sert aujourd'hui de fondement au Senghor président de la république sénégalaise, et nous laisserons de côté ici la question de savoir ce que le peuple sénégalais pense du socialisme de Senghor. Son versant culturel sert pour sa part de fondement à la politique « fran­cophone » : nous avons notre spécificité, l'Europe a la sienne, cherchons à ménager un harmonieux équilibre entre les deux. Équilibre qui, au plan linguistique, se traduit par l'enseigne­ment du français, la glorification des valeurs classiques (et, singulièrement, du grec et du latin), le refus de promouvoir les langues locales (malgré un décret de 1971, d'ailleurs bien timide, le wolof et le sérère ne sont toujours pas enseignés au Sénégal). Celte vision coupée de toute analyse de classes, de toute analyse économique et historique, des caractéristiques (p.223) de la « culture nègre » est bien sur, comme le soulignait Sékou Touré, d'essence raciste :

 

(1)   Le texte de senGhor, publié tout d'abord dans un ouvrage collectif, L'homme et le tailleur, Paris. 1030. est repris dans Liberté I, Paris, 1964.

 

  « La négritude est un concept faux, une arme irrationnelle favo­risant l'irrationnel qui fonde la discrimination raciale, arbitraire­ment exercée sur les peuples d'Afrique, d'Asie et sur les hommes de couleur en Amérique et en Europe (1). » 

Mais elle est au centre de la pensée officielle de certains États africains, ceux justement sur lesquels s'appuie le plus la France pour justifier son entreprise.

 

Roberto Fernandez Retamar, que j'ai déjà cité, a vu dans la Tempête de Shakespeare le symbole de l'opposition entre l'opprimé Caliban (anagramme, on s'en souvient, de canibal), l'oppresseur Prospero et l'ambigu Ariel :

« Ariel, dans le grand mythe shakespearien que nous avons suivi dans ces notes est, comme on l'a dit, l'intellectuel qui habite la même Oe que Caliban : il peut choisir entre servir Prospéra — c'est le cas des intellectuels de l'anti-Amérique — avec qui apparemment il s'entend à merveille, mais dont il ne cesse pas d'être un tremblant serviteur, ou s'unir à Caliban dans sa lutte pour la véritable liberté. Dit en langage gramscien, je pense surtout aux intellectuels « tradi­tionnels », ceux que le prolétariat, même dans la période de transi­tion, a besoin d'assimiler en plus grand nombre possible, tout en engendrant peu à peu ses propres intellectuels organiques (2). »

Caliban symbolise donc le peuple opprimé :

« Notre symbole n'est donc pas Ariel, comme le pensait Rodo, mais Caliban. C'est quelque chose que nous autres, métis qui habi­tons ces Iles où vécut Caliban, voyons avec une particulière netteté (3). »

  tandis que Prospero est la puissance coloniale avec laquelle flirte Ariel, l'intellectuel séduit par le discours de l'autre. De ce point de vue, pour continuer et appliquer ailleurs la méta­phore de Retamar, nous pouvons dire que la négritude est une vision « ariélesque » de la culture. L'histoire des intellec­tuels colonisés est au fond l'histoire d'un choix toujours posé (p.224) entre la voie de Caliban et celle d'Ariel, entre la collaboration et l'insurrection. Marti, comme plus tard Fanon, ont choisi Caliban, c'est-à-dire le sauvage que l'autre inventait, l'image du sauvage que produisait le colonisateur. La caractéristique du mouvement d'idée se réclamant de la négritude et justi­fiant la francophonie est inverse et se définit par la voie d'Ariel. Le colonisateur a un temps théorisé lui-même l'oppression qu'il exportait, il la fait maintenant théoriser par les opprimés eux-mêmes, ou plutôt par la minorité collaboratrice des intellec­tuels opprimés. Choisissant Ariel contre Caliban, ceux-ci choi­sissent du même coup le colonialisme et le capital à travers la francophonie dont nous avons vu qu'elle trouve sa vérité au niveau économique. L'Afrique, à les entendre, sera franco­phone même si elle doit être bilingue. L'avenir des luttes les démentira sans doute, car partout retentit un cri que résume fort bien Y. Rouquette en parlant de sa propre situation : « Bilingues tant que vous voudrez : mais de première langue occitane. C'est ça ou la liquidation finale. » 

 

(1)   Ahmed sékou touhé, Technique de la révolution, tome 18 des Œuvres complètes, Conakry, sans date, p. 231.

(2)   R. F. rbta.mar, Calilan cannibale, Pari», 1973, p. 165-167.

(3)   Id., p. 55.

 

* édité en 1974

 

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